La conduite

En province, la conduite, c’est doubler ou être doublé. Que la ligne soit pointillée ou pas… Si la voie de gauche est libre, pourquoi ne pas l’utiliser? De toute façon, il y a tellement de tap-tap lents et de poids-lourds surchargés et d’occasionnels cabris à contourner… Faut juste faire attention quand tu doubles dans une courbe ou une côte… ahem… ou quand t’es deux à doubler en même temps, en plus d’une moto… Ah et la nuit, les rues ne sont pas éclairées, 90% des automobilistes ne savent pas (ou ne veulent pas?) mettre les feux de croisement.
Ça semble le chaos total. Ça l’est parfois. Mais comme dans beaucoup de pays sous-développés, c’est souvent un chaos organisé, qui génère beaucoup moins d’accidents qu’on pourrait penser, grâce à un concept simple : la fluidité. Le système reste fluide. Parce que tout le monde est habitué. Contrairement à un touriste fraîchement arrivé qui aurait les réflexes stressés, par exemple…
Moi j’ai la chance d’avoir le meilleur conducteur du pays, mais je peux comprendre qu’on ne veuille pas prendre le volant en Haïti.

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